
Les derniers baromètres publiés en France dressent un état des lieux inédit de la santé mentale des Français. Entre un mieux-être qui progresse doucement au travail, un recours croissant aux praticiens du bien-être et des chiffres officiels qui rappellent l’ampleur des besoins, une tendance se confirme : prendre soin de soi n’est plus un geste accessoire, mais une priorité assumée par un nombre grandissant de foyers.
Un mieux-être au travail, mais des écarts qui persistent
La Grande Enquête sur la santé mentale au travail, menée par Moka.Care avec le GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences et le cabinet BCG, montre une progression du score moyen de bien-être des salariés français, passé de 59,8 à 62,8 sur 100 entre janvier 2025 et janvier 2026. Désormais, 74 % des salariés déclarent un niveau de bien-être jugé bon, soit quatre points de mieux qu’un an plus tôt.
Le tableau reste toutefois contrasté. Le score grimpe à 66 chez les hommes contre seulement 60 chez les femmes, et les salariés de moins de 35 ans restent surexposés aux troubles psychologiques liés au travail. Prés de sept salariés sur dix disent avoir connu au moins un trouble psychologique lié à leur activité professionnelle au cours des cinq dernières années, et la vulnérabilité psychologique continue d’être perçue, à tort, comme une faiblesse individuelle plutôt que comme un enjeu collectif. Ce climat professionnel pèse aussi sur les parcours : certains choisissent d’ailleurs de sécuriser leur activité via le portage salarial pour retrouver un cadre plus protecteur.
Des Français de plus en plus nombreux à consulter pour leur bien-être
Le Baromètre Bien-être 2026, réalisé par la plateforme Resalib auprès de 2 373 répondants entre le 16 mars et le 7 avril, confirme cette prise de conscience : 66,7 % des personnes interrogées jugent les pratiques de bien-être utiles ou efficaces, et 58,5 % consultent d’abord pour améliorer leur condition psychologique, devant l’amélioration physique (55,2 %) ou le complément à un traitement médical (34,2 %). L’ostéopathie reste la pratique la plus consultée (77,8 %), suivie de l’hypnothérapie (37,1 %) et de la réflexologie (36,5 %).
Ce recours a un coût : 33,8 % des répondants y consacrent entre 100 et 250 € par an, et 24 % vont jusqu’à 250-500 €. Un arbitrage budgétaire que de nombreux foyers connaissent bien, comme le montre notre enquête sur le budget bien-être des Français, entre priorité affichée et frein financier.
Ce que confirment les données officielles
Les données publiques citées par Vie publique replacent ces tendances dans un cadre plus large. Le suicide représentait 1,3 % des décès en 2023, contre 2 % en 2003 — une baisse réelle, mais une proportion qui demeure plus élevée chez les hommes (2,1 %) que chez les femmes (0,7 %). Autre signal : selon l’Ademe, 2,1 millions de Français se déclaraient très fortement éco-anxieux en 2024, preuve que l’anxiété ne se limite plus aux sphères professionnelle ou familiale. Du côté de l’école, les services de médiation ont enregistré plus de 28 500 saisines en 2025, en hausse de 22 % sur un an.
Prendre soin de soi au quotidien : quelques repères
Face à ces constats, les professionnels de santé et du bien-être rappellent quelques fondamentaux accessibles à tous, sans attendre une consultation :
- Soigner la qualité et la régularité du sommeil, souvent le premier facteur négligé — un sujet détaillé dans notre dossier sur le sommeil et l’activité physique douce.
- S’autoriser des temps sans obligation de « rentabilité », même courts.
- Ne pas attendre l’épuisement pour consulter : un suivi régulier, même léger, prévient les situations critiques.
- Parler de ses difficultés psychologiques sans crainte du jugement, en particulier dans le cadre professionnel.
Questions fréquentes
Le bien-être mental des salariés français s’améliore-t-il vraiment ?
Oui selon la Grande Enquête Moka.Care/GHU Paris/BCG, le score moyen progresse de 59,8 à 62,8 sur 100 en un an, mais les écarts entre femmes et hommes et la surexposition des moins de 35 ans restent marqués.
Pourquoi les Français consultent-ils de plus en plus de praticiens du bien-être ?
Selon le Baromètre Resalib 2026, 58,5 % des consultants cherchent avant tout à améliorer leur condition psychologique, devant la dimension physique ou le complément à un traitement médical.
Quel est le budget moyen consacré au bien-être en France ?
Un tiers des répondants (33,8 %) du Baromètre Resalib y consacrent entre 100 et 250 € par an, et prés d’un quart (24 %) entre 250 et 500 €.
Sources
Moka.Care — Grande Enquête sur la santé mentale au travail 2026
Resalib — Baromètre Bien-être 2026
Jaime Radio — Santé mentale en France, les chiffres de Vie publique
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale