
Tous les six ans, la France doit rendre des comptes à Bruxelles sur l’état de sa nature. Le rapport publié le 1er septembre 2026 dresse un nouveau bilan de la biodiversité en France au titre de la directive européenne « Habitats, Faune, Flore » : plus de 400 experts, coordonnés par le centre d’expertise PatriNat (Muséum national d’Histoire naturelle et Office français de la biodiversité), ont passé au crible plus de 1 000 évaluations portant sur la période 2019-2024.
Un constat qui se dégrade, évaluation après évaluation
Le résultat est net : 67 % des évaluations sont jugées défavorables. La part des habitats et espèces en bon état de conservation, elle, continue de reculer : elle est passée de 26 % sur la période 2013-2018 à seulement 22 % sur 2019-2024. Et 39 % des évaluations montrent une tendance clairement déclinante, un chiffre en hausse par rapport au précédent rapportage.
Tous les milieux ne s’effondrent pas au même rythme
C’est l’enseignement le moins commenté de ce rapport : la dégradation n’est pas uniforme. Les milieux littoraux, humides et aquatiques concentrent l’essentiel des mauvaises évaluations, tandis que les milieux forestiers et rocheux résistent nettement mieux au fil des rapportages successifs. Cette différence donne des indications concrètes sur les priorités à venir :
- Zones humides et cours d’eau : premières victimes de l’assèchement des sols et de la pollution ;
- Littoral : pression croissante de l’urbanisation et de la fréquentation touristique ;
- Forêts : mieux protégées, mais déjà fragilisées par ailleurs, comme le montre la mortalité des arbres qui a doublé en dix ans ;
- Milieux marins : également sous tension, entre autres à cause des vagues de chaleur marines de plus en plus fréquentes.
L’artificialisation des sols, en tête des pressions identifiées
Parmi les causes recensées par les experts, l’artificialisation des sols arrive en première position, devant l’intensification agricole, la pollution et le changement climatique. Des réponses réglementaires existent déjà pour limiter certains de ces impacts humains sur l’environnement, à l’image du malus écologique désormais appliqué à la fast-fashion, qui vise à réduire une autre source de pression sur les ressources naturelles.
Pourquoi ce rapport nous concerne tous
Ce n’est pas qu’une affaire de spécialistes : la qualité des sols, de l’eau et des habitats naturels conditionne directement la disponibilité de l’eau potable, la pollinisation des cultures ou encore la régulation naturelle de certains nuisibles. Un recul de la biodiversité se traduit, à terme, par des conséquences concrètes sur le quotidien, bien au-delà des seuls espaces protégés.
Questions fréquentes
Qui a réalisé ce rapport sur la biodiversité en France ?
L’évaluation a été coordonnée par PatriNat, centre d’expertise du Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité, les conservatoires botaniques nationaux, l’Office national des forêts et des associations naturalistes, avec la mobilisation de plus de 400 experts.
Quels sont les milieux les plus menacés en France ?
Les milieux littoraux, humides et aquatiques affichent les évaluations les plus défavorables, tandis que les milieux forestiers et rocheux se maintiennent mieux, selon ce rapportage 2019-2024.
Quelle est la principale cause de dégradation identifiée ?
L’artificialisation des sols est citée comme la première pression sur la biodiversité française, devant l’intensification agricole, la pollution et le changement climatique.
Sources
SDES – Ministère de la Transition écologique —
Office français de la biodiversité —
Faune Sauvage
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale