Illustration d'une salle de formation professionnelle vide, ambiance lumineuse
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Se reconvertir ou simplement suivre une formation qualifiante va devenir plus compliqué pour de nombreux Français. Mi-septembre 2026, l’Afpa (Agence nationale pour la formation des adultes) a présenté un plan social qui prévoit la fermeture de plusieurs centres, au moment même où le budget 2027 du ministère du Travail s’annonce particulièrement serré. Deux signaux qui, cumulés, annoncent une offre de formation professionnelle plus rare et, pour certains dispositifs, plus coûteuse.

Un plan social d’ampleur à l’Afpa

Le plan présenté par la direction de l’Afpa prévoit jusqu’à 867 suppressions de postes sur 5 700, compensées par environ 400 créations ailleurs dans le réseau. Jusqu’à 30 centres sur les 142 que compte l’organisme pourraient fermer, 68 sites étant cédés et une partie seulement reprise en location. En cause : le poids de l’immobilier, qui absorbe à lui seul environ 26 % du chiffre d’affaires de l’établissement, alors que 72 centres sur 142 sont aujourd’hui en difficulté financière. Quatre grands projets de regroupement sont à l’étude, notamment autour de Rennes, Bordeaux, Toulouse et Marseille. Pour les candidats à la reconversion professionnelle habitant loin de ces métropoles, cela peut signifier un centre de formation plus éloigné, voire la disparition pure et simple de l’offre locale.

Le budget 2027 serre encore la vis

Ce plan social s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu : le projet de loi de finances 2027 prévoit une baisse d’environ 2,5 milliards d’euros des crédits consacrés au travail et à l'emploi, soit près de 9 % de moins que l’année précédente. Le ministère du Travail reste le premier contributeur aux économies demandées à l’État. Plusieurs dispositifs sont dans le viseur : France Compétences, l’apprentissage, France Travail et surtout le Compte personnel de formation (CPF). Une piste étudiée consisterait à faire passer la participation forfaitaire demandée au salarié pour mobiliser son CPF de 150 à 350 euros, sauf si la formation choisie mène vers un métier en tension.

Ce que cela change concrètement

  • Moins de centres de proximité : certains projets de reconversion devront composer avec un trajet plus long ou une formation à distance.
  • Un reste à charge CPF potentiellement plus élevé, qui peut dissuader certains salariés de lancer leur dossier.
  • Une attention accrue portée aux métiers en tension, mieux protégés dans les arbitrages budgétaires à venir.
  • Des délais d’inscription possiblement allongés dans les centres qui absorbent les flux des sites fermés.

Dans ce contexte, mieux vaut anticiper : vérifier tôt l’éligibilité d’une formation, comparer les centres encore ouverts dans sa région, et surveiller l’évolution du marché de l'emploi et de la formation pour ne pas se retrouver pris de court par un changement de règle en cours d’année. Notre article sur ce qui change déjà pour le CPF, la reconversion et l’apprentissage détaille les autres ajustements en cours.

Des alternatives à envisager

Face à une offre de formation plus contrainte, certains actifs se tournent vers d’autres statuts pour mener leur projet professionnel sans attendre une place en centre : c’est le cas du portage salarial, qui permet de tester une activité indépendante tout en gardant une couverture sociale. Cette tension budgétaire s’ajoute par ailleurs à un contexte de pouvoir d’achat des ménages déjà fragilisé, ce qui rend le choix du bon moment pour se former encore plus stratégique. Pour les questions de financement plus larges, notre rubrique Finance – Économie suit également ces arbitrages budgétaires.

Questions fréquentes

Mon CPF va-t-il vraiment coûter plus cher ?

Rien n’est encore acté : la hausse du reste à charge de 150 à 350 euros n’est à ce stade qu’une piste étudiée dans le cadre du budget 2027, avec une exception prévue pour les formations menant vers un métier en tension.

Les centres Afpa de ma région vont-ils fermer ?

Le plan ne cible pas encore de liste définitive : jusqu’à 30 centres sur 142 sont concernés, avec des projets de regroupement déjà identifiés autour de Rennes, Bordeaux, Toulouse et Marseille. Mieux vaut se renseigner directement auprès du centre visé avant d’engager un dossier.

Faut-il reporter son projet de reconversion ?

Pas nécessairement : de nombreuses formations restent accessibles, notamment celles menant vers des métiers en tension. Mieux vaut simplement vérifier l’éligibilité et le reste à charge avant de s’engager, plutôt que d’attendre une hypothétique amélioration.

Sources

AEF info —
Public Sénat —
Formation Professionnelle Mag

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale