Façade d'immeuble français le soir, illustration trêve hivernale et hausse du prix du gaz
0 0
Temps de lecture :3 Minutes, 18 Secondes

Depuis le 1er novembre, deux mesures se croisent et pèsent directement sur le quotidien des locataires français : l’entrée en vigueur de la trêve hivernale, qui suspend les expulsions locatives jusqu’au 31 mars, et une nouvelle hausse du prix du gaz, qui alourdit la facture de novembre. Deux calendriers différents, un même mois, et un impact concret sur le budget des ménages.

La trêve hivernale protège, mais ne gèle pas tout

Comme chaque année depuis le 1er novembre jusqu’au 31 mars, aucune expulsion locative ne peut être exécutée sur le territoire métropolitain, même lorsqu’un propriétaire dispose déjà d’une décision de justice. La procédure continue cependant de suivre son cours devant les tribunaux : seule l’exécution de l’expulsion est suspendue, pas la dette de loyer, qui reste due. Si vous cherchez à mieux gérer votre budget pendant cette période, notre article sur le recul du pouvoir d’achat des ménages détaille les postes de dépense les plus sous tension.

La protection n’est toutefois pas absolue. Plusieurs cas permettent une expulsion malgré la trêve : relogement proposé dans des conditions adaptées à la famille, squat du logement, ou encore violences conjugales avérées. Autre volet moins connu de la trêve hivernale : entre le 1er novembre et le 31 mars, aucun fournisseur d’énergie ne peut couper l’électricité, le gaz, la chaleur ou l’eau d’une résidence principale pour impayé — une garantie qui tombe à point nommé alors que les prix de l’énergie repartent à la hausse.

Le prix repère du gaz grimpe de 6,6 % en novembre

Le prix repère du gaz, publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie, passe de 182,88 €/MWh TTC en octobre à 194,90 €/MWh TTC en novembre, soit une progression de 6,6 %. Pour les foyers dont le contrat est indexé sur cette référence, la facture du mois augmente d’environ 12 € en moyenne. Cette hausse ne concerne que les offres suivant le prix repère : les contrats à prix fixe signés avec un fournisseur alternatif ne sont pas affectés de la même façon. Elle s’explique par la remontée des prix de gros du gaz observée en septembre par rapport au mois d’août.

Sur l’ensemble de l’année, la facture annuelle de gaz pourrait rester environ 11 % plus élevée qu’en 2025. De quoi inciter à revoir ses équipements : les lecteurs qui envisagent de remplacer une chaudière au gaz peuvent consulter notre dossier sur l’offre intégrée de l’État pour la pompe à chaleur, pensée justement pour sortir du chauffage au gaz ou au fioul.

Comment amortir le choc sur le budget du foyer

  • Vérifier si son offre de gaz est indexée sur le prix repère CRE ou fixée par contrat.
  • Profiter de la protection hivernale contre les coupures pour étaler un impayé sans risquer de rester sans chauffage.
  • Comparer les aides et le dossier avant d’engager de gros travaux de rénovation énergétique.
  • Revoir ses placements d’épargne de précaution pour absorber une facture plus élevée sans déséquilibrer son budget — notre guide sur le choix d’un placement d’épargne détaille les critères à regarder.

Ces deux actualités, l’une protectrice pour le logement, l’autre contraignante pour le budget énergie, dessinent un mois de novembre à surveiller de près pour tous les foyers locataires.

Questions fréquentes

La trêve hivernale annule-t-elle la dette de loyer ?

Non. Elle suspend uniquement l’exécution de l’expulsion jusqu’au 31 mars ; les loyers impayés restent dus et la procédure judiciaire peut se poursuivre en parallèle.

La hausse du prix du gaz concerne-t-elle tous les contrats ?

Non, seulement les offres indexées sur le prix repère publié par la CRE. Les contrats à prix fixe suivent les conditions négociées avec leur fournisseur.

Un fournisseur peut-il couper le gaz pendant la trêve hivernale en cas d’impayé ?

Non. Entre le 1er novembre et le 31 mars, aucune coupure de gaz, d’électricité, de chaleur ou d’eau n’est autorisée dans une résidence principale pour facture impayée.

Sources

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale